Biographie

Jérôme Labeur a découvert la photographie à l’adolescence par l’intermédiaire de revues spécialisées.

Après s’être initié à plusieurs techniques (prise de vues, cadrage, lumière, etc.), il a consolidé sa pratique et son regard au contact de photographes renommés (Jeanloup Sieff, Raymond Depardon, Nobuyoshi Araki, Jean Gaumy etc.) qu’il a rencontrés lors de sa carrière professionnelle dans les centres culturels français à l’étranger : Pologne, Japon, Espagne, Cambodge etc.
Au-delà de son travail pour le secteur culturel, son parcours l’a conduit à s’investir dans divers projets de médiation culturelle et artistique incluant de la communication évènementielle.
Au Niger, Jérôme Labeur a notamment créé le « Néon rouge », un incubateur culturel permettant aux artistes nigériens de disposer librement d’un espace de création dans les domaines du spectacle vivant et des arts plastiques. Il a aussi contribué à un projet cinématographique mettant en lumière les manuscrits arabes et Ajami. Son engagement a été reconnu par les autorités culturelles du pays qui l’ont nommé chevalier dans l’Ordre National du Mérite du Niger.

Parti-pris artistique

Les images de Jérôme Labeur sont construites dans l’interaction avec autrui. Elles restituent la singularité d’une lumière, d’un mouvement, d’une émotion ou d’un moment fugace.   Ses travaux sont emplis de respect vis à vis des femmes et des hommes croisés sur son chemin..
Citant volontiers Depardon, il se considère comme un errant, quelqu’un qui ne fait que passer et ne s’approprie rien. Attentif aux images évanescentes il marque un intérêt pour le sujet. Il guette l’espace intime de l’échange, celui où l’autre accepte de se donner à voir.
Il cherche également des voies plus personnelles, mixant les techniques, qu’elles soient photographiques ou picturales.
Au-delà de la photographie et de l’émotion qu’il tente de fixer, ce sont les personnes qui s’approprient ses images qui l’intéresse.

Démarche

Jérôme Labeur assume seul l’intégralité de la chaine graphique : il endosse à la fois les rôles de directeur artistique, de photographe et de post-producteur.
Il inscrit ses projets dans une perspective de dialogue permanent avec les acteurs. Cela le conduit d’abord à échanger en continu pour éclairer les attendus : il questionne beaucoup afin d’adapter en temps réel le plus finement possible son travail à la demande.
Sur le terrain, Jérôme Labeur privilégie la rencontre avant toute autre chose, en particulier avec les personnes qu’il va photographier. L’image va raconter une histoire : il lui faut donc entrer en relation avec eux pour comprendre une partie de ce qu’ils vivent. Les photographies font partie intégrante de l’échange avec les personnes photographiées. Elles sont à la fois objet de jeu et terrain de dialogue.
Les photographies sont prises dans une perspective nécessairement respectueuse de la sensibilité  d’autrui, avec une attention permanente à l’autre.